Le Conseil électoral a tranché ce 26 juillet sur les 82 dossiers de candidatures déposés pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, seuls 13 ont été validés. Un chiffre qui suscite étonnement et remous dans l’opinion, notamment en raison de l’absence remarquée de Maurice Kamto, arrivé deuxième lors du scrutin présidentiel de 2018.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!La liste officielle des candidats retenus a été rendue publique ce vendredi par Enow Abrams Egbe, président du Conseil électoral. Parmi les figures politiques retenues figurent :
- Paul Biya (RDPC), président sortant, candidat à un nouveau mandat à 92 ans,
- Cabral Libii (PCRN),
- Serge Espoir Matomba (PURs),
- Joshua Osih (SDF),
- Bello Bouba Maigari (UNDP),
- Issa Tchiroma Bakary (FSNC),
- Akere Muna (Univers),
ainsi que six autres candidats représentant des formations politiques moins médiatisées : Ateki Parkston (Alliance Libérale), Bouba Hagbe Jacques (MCMC), Nzipang Hilaire Macaire (MP), Iyodi Hiram Samuel (FDC), Kouemo Pierre (UMS) et Tomaino Hermine Patricia épouse Nsama Njoya (UDC), seule femme en lice.
Cette étape marque un tournant décisif dans le processus électoral. Toutefois, l’absence de certains poids lourds de l’opposition, à commencer par Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), alimente les interrogations. Son exclusion suscite déjà une vague de réactions dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux, certains évoquant une possible manœuvre politique.
La loi offre cependant une dernière chance aux recalés : ils peuvent saisir la Cour constitutionnelle dans les délais prévus pour contester leur disqualification. Les prochains jours seront donc déterminants pour connaître la configuration définitive du scrutin.
En attendant, le paysage électoral camerounais semble se redessiner, entre continuité incarnée par le président sortant Paul Biya, et diversité portée par de nouveaux visages et des figures de l’opposition plus traditionnelles. L’enjeu reste de taille : convaincre un électorat de plus en plus exigeant et souvent désabusé.
Yahaya Idrissou



